Autisme Trek

Autisme, the final frontier… Ma famille est désormais à bord de cet « Enterprise » aujourd’hui même. La minute où la psychologue qui a observé et étudié notre fils nous a remis son rapport, nous avons inconsciemment enfilé notre uniforme, épinglé comme insigne sur la poitrine est hop! On part.

uss_enterprise_ncc_1701Autrement dit, le constat est implacable : autisme. TSA. Asperger. Autres trucs.

Autres trucs ? Mais comme quoi ?

Ben… des trucs. Des syndromes divers. Comme s’il n’en avait pas assez !

Mais « l’attraction principale », si l’on peut dire, c’est l’autisme.

L’autisme, c’est le Klingon. Mais il faut pactiser avec lui et non pas le tuer. Il faut savoir faire le diplomate avec lui, l’accommoder, mais aussi le déjouer. Parce que ;’autisme est increvable. Il est par surcroît incurable puisque ce n’est pas une maladie.

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La mission n’est pas négociable. C’est à prendre ou à laisser. Puisqu’il n’est pas question de laisser derrière un membre d’équipage, à savoir notre fils Laurent, nous avons revêtu nos uniformes, pris place dans la salle des commandes et nous nous sommes envolés.

La mission ne durera pas non plus cinq ans comme dans la série Star Trek originale. C’est à la vie à la mort.

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Et nous dans tout ça ?

Nous le prenons avec une certaine philosophie. Déjà, nous avions un doute par rapport à Laurent. Depuis qu’il est tout petit, cet enfant passe le plus clair avec bon nombre de spécialistes qui finissent par devenir des sortes d’amis.

Nous le prenons aussi un peu difficilement et ce, même si nous nous y attendions. C’est un peu normal je crois. Personne ne jubile lorsqu’il apprend que son enfant est TSA. Personne espère cette issue. En même temps, cela fait 12 ans que nous sommes dans le brouillard, 12 ans que l’on nous dit qu’il y a des zones grises des à sa grande prématurité, des zones grises que l’on a appelé « immaturité neurologique ».

Dans le fond, notre exploration Star Trek est déjà terminée. Maintenant, nous faisons face au Klingon !

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Je suis très triste au-dedans de moi. Mais je ne veux le laisser transparaître. Et l’humour m’apparaît le meilleur masque. Peu à peu, je saurai être plus positif, mais ce n’est pas moi qui vous donnera des conseils sur comment « dépister » l’autisme, comment faire avec et tout ça. Si vous avez le moindre doute, vous devez consulter un professionnel.

À ce sujet, j’aimerais remercier Violaine de Kimpe pour son professionnalisme et son dévouement. Merci d’avoir dissipé le brouillard.

Paré au décollage, c’est parti !

Texte écrit le 1er février 2016

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