École en ligne : tout a bien été

Du 6 au 15 janvier, Laurent a recommencé l’école, mais en ligne. Un peu comme la majorité des autres jeunes. Je dis « majorité » parce que bon nombre d’élèves DI profonds, comme à l’école Victor-Doré, doivent retourner en classe, malgré Omicron qui fait des ravages.

Ce fut une belle semaine en somme lors de laquelle Laurent s’est réellement appliqué. C’est que les classes en virtuel lui vont à ravir. Lui-même le pense ! « Je peux mieux me concentrer » nous avait-il dit lors d’un souper en famille, au cours duquel nous avons discuté d’éducation et du résultat du match entre les Buccaneers et les Eagles.

-As-tu hâte de retourner à l’école en présentiel ?

-Non

En fait, le principal intéressé est ambivalent sur la question. Il y a des jours où il se sentait bien heureux de pouvoir retrouver ses camarades de classe. D’autres jours, en revanche… ça lui tentait un peu moins ! Serait-ce que son milieu de vie soit moins stressant que son milieu scolaire ?

En somme, sa première journée s’est très bien déroulée. Elle fut toutefois écourtée par une période de concertation, ce qui a bien plu à notre garçon ! Demain et jeudi, c’est retour à l’horaire vraiment régulier, suivi d’une journée pédagogique. Parle-moi d’un vrai retour en douceur en ces temps Omicroniens !

De notre côté, c’est-à-dire la « division parents », nous sommes quelque peu préoccupés par le retour en classe de Laurent. Le local TSA de notre fils n’a pas de fenêtres. Bien que le directeur général de l’établissement nous ait assuré que le système d’aération de l’école secondaire est bien entretenu et que dernièrement, on a installé des instruments de mesure du CO2 dans toutes les classes, y compris celle de Laurent, nous demeurons tout de même aux aguets.

Il y a aussi le retour au stage qui nous énerve. La plupart des entreprises accueillant des stagiaires sont aux prises avec un manque de personnel, ainsi qu’avec des mesures contraignantes afin d’éviter le plus possible la propagation de la COVID. Ça, je le comprends. Pour une entreprise privée, l’arrivée de stagiaires peut être perçu comme « intrusif », surtout s’ils sont TSA…

Un stagiaire est là pour apprendre. Pour aider, certes, mais surtout pour apprendre le métier qu’il a choisi. Maintenant que le « rush » du Temps des Fêtes est passé, j’imagine que l’on peut désormais s’attarder sur nos stagiaires TSA et avoir toute la patience du monde pour les guider vers un monde meilleur, un monde où ils auront une dignité parce qu’ils travailleront, gagneront leur vie. On veut les intégrer dans la société ? C’est déjà un pas dans la bonne direction.

N’oublions pas non plus les autistes non-verbaux dans cette quête.

Pour lire mon Journal d’un père autiste et autres petits textes exclusifs, cliquez ici

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