Chez Harry Potter avec un autiste

Visiter Universal Studios Orlando avec un.e autiste… est-ce une belle expérience ? Je réponds d’emblée « oui », à condition bien sûr qu’il soit amateur.trice de sensations fortes. C’est que… ça brasse dans plusieurs attractions !

Je le mentionne parce que je suis malade assez facilement dans les manèges. Lorsque c’est en 3D, mon degré « nausée » hausse encore plus ! J’ai réussi toutefois à tenir le coup dans Harry Potter and the Espace From Gringotts. Le pire, c’est The Simpsons Ride. Comment Laurent fait-il pour garder son sang froid (et son estomac) là-dedans ?

Heureusement, le grand parc d’attraction est adapté pour tous les goûts. Par exemple, E.T. Adventure qui se veut une gentille balade en vélo à travers l’univers d’E.T… parfait pour moi ! Mention honorable à King Kong… parce que c’est ennuyant !

Il y a aussi les rencontres avec les personnages (sauf le dinosaure dans la section Jurassic Park), diverses zones de jeux pour les enfants, sans oublier les défilés, notamment la Superstar Parade avec une foule de personnages comme les minions, Shrek, Bob l’éponge et bien d’autres. Par contre, attention au défilé du Mardi Gras qui est trop présent sur le site et surtout… trop bruyant et imprévisible avec du monde qui lance des colliers de perles en plastique.

Fait important : il existe plusieurs zones de tranquilité afin de décompresser de tout le tumulte. J’ai bien aimé cette zone au bord d’un bassin. Cela me faisait penser à un parc new yorkais. Qui plus est, les animaux accompagnateurs sont les bienvenus sur le site.

Tout comme à Disney, Laurent a été accepté par tous et toutes, comme si sa « différence » n’en était qu’une parmi tant d’autres.

Surtout pour Harry Potter

IMG_4326Ah ! Harry Potter ! Voilà la principale raison pour laquelle nous sommes à Universal ! Les Simpsons aussi, l’univers Marvel, Jurassic Park, mais surtout… Harry Potter. Son univers est bien à l’abri des regards des moldus. Outre le fait que l’on aperçoit la King’s Cross Station, la maison de Sirius Black et le Knight Bus, rien ne nous indique vraiment que nous nous approchons de Diagon Alley… Pourtant, il suffit de trouver un passage à travers les briques et… comme par magie… Pouf ! Diagon Alley dans toute sa splendeur !

Il arrive quelque chose comme un dépaysement. Assez étrange, n’est-ce pas ? Se sentir dépaysé dans un parc d’attraction… c’est la « magie » Potter ! Tout à coup, dans ma tête, il y a la musique de John Williams qui se met à jouer. Tout est à l’échelle dans ce Diagon Alley, tout est exubérant et poignant. À cela, il faut faire un peu attention parce que cela nous enjoint à acheter…

Pour Laurent, c’était une journée comme les autres, avec l’idée de se sentir comme un futur élève de Hogswart. Donc, y aller à son rythme a été… essoufflant ! Ses souvenirs auront été une baguette de magicien, interactive celle-là puisqu’on peut s’exercer à faire de multiples formules magiques au hasard des vitrines des magasins de Diagon Alley, ainsi que des carnets de notes qui sont COMME les manuels scolaires d’Harry Potter !

fullsizeoutput_69a8Avant de prendre le Hogswart Express en direction de Hogsmeade, un arrêt à Escape from Gringotts s’impose. À l’intérieur, la banque est reproduite à l’échelle par les directeurs artistiques des films d’Harry Potter. Le seul point faible de ce manège est son vestiaire où il y règne un free for all navrant. C’est pas bon pour certains autistes que le chaos des gens qui se bousculent pour trouver un casier pourrait certainement perturber. Comment un parc d’attractions qui pense à tout en termes d’émerveillement a-t-il échappé le ballon pour un truc si élémentaire ?

Hogwarts Express… Bien entendu que vous passez à travers un mur pour vous rendre au quai 9 3/4 ! On est magicien ou on l’est pas ! Là aussi, le réalisme est frappant. On nous entraîne dans la campagne anglaise, à travers une animation des plus réussies, projetée par la fenêtre de notre cabine. On reçoit également la visite des Dementors, mais rien qui ne puisse faire peur.

Arrivé à Hogsmeade, il faut se diriger vers l’école Hogwarts où se trouve le manège Harry Potter and The Forbidden Journey. Encore là, technologie de haut niveau, réalisme frappant mais… mal de coeur au rendez-vous !  Ce fut moins pire dans la montagne russe Flight of the Hippogriffs… mais encore ! Laurent n’a aucun problème là-dedans. C’est papa qui a l’estomac très, très sensible. Le spectacle Triwizard Spirit Rally est divertissant à souhait… ainsi que tout le reste. Vous êtes dans l’univers Potter, avec les fans qui n’hésitent pas à se déguiser. Ils sont surtout du côté des Ravenclaw, sans doute parce que Ravenclaw est le groupe des cérébraux, des geeks et des hors-normes. Moi-même je croyais faire partie de ce clan, mais le Sorting Hat sur le site Pottermore en a décidé autrement… Gryffindor ! MAIS ascendant Ravenclaw !

Nous sommes à notre place dans cet univers. Entre Diagon Alley et Hogsmeade, nous nous retrouvons avec plusieurs autres autistes. Nous avons même rencontré un groupe scolaire de l’État de New York avec leur éducatrice.  Personne ne juge personne dans cet univers atypique parce que pour nous, justement, il ne l’est pas !

Choses et d’autres

Il nous a fallu une planification au rasoir, un horaire détaillé pour que Laurent puisse bien se visualiser dans le temps et ne pas être confronté à ces « trous noirs » que sont les imprévus. Or, il peut en survenir une fois de temps en temps.

Donc, le prévenir constamment de la possible présence de ces « trous noirs ». Heureusement pour lui, il n’est pas trop survenu.

Le « pire » s’est manifesté à l’aéroport de West Palm Beach, alors qu’il a été choisi au hasard pour la fameuse fouille « random » au cours de laquelle il doit être scanné par un bidule qui tourne, les bras dans les airs. « We just want to warn you that our son is autistic » n’a pas ému les agents de sécurité. Au moins, ils ont été patients avec lui. Ça et lorsqu’un autre agent a voulu fouiller mon sac parce qu’on avait détecté un « objet contondant » au scan. C’était la petite maquette de Hogswart que Laurent tenait absolument à garder avec lui… Heureusement pour nous, et surtout pour notre fils, on ne lui a pas confisqué. Autrement, on se dirigeait vers une désorganisation…

Au lobby de l’hôtel Loews Portofino Bay Hotel, le personnel à l’enregistrement a été très gentil et courtois avec Laurent et a répondu à toutes ses questions. Dieu sait s’il en avait ! Qui plus est, elles concernaient toutes Harry Potter… Qui plus est, au restaurant Mamma Della, le passionné de musique italienne a pu pousser la note avec un guitariste originaire de Genova. Au programme : Fabrizio de Andre et Bruno Lauzi !

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