Prélude à la fête des mères

C’est bientôt la Fête des mères. Ce dimanche en fait. Va savoir pourquoi mais je me mets toujours une pression terrible sur les épaules. Il faut que ça soit parfait. Il faut que ma femme se sente importante. Comme si, chez moi, je le lui faisais sentir seulement une journée par année et que le reste du temps, « Hé ho ! Tu me lâche, hein ? » Ce n’est pas de cette manière que ça fonctionne. Ma femme est importante chaque jour. Ma femme est une mère importante chaque jour. Et moi, pour lui montrer mon respect, je la décharge le plus possible de ces charges que l’on nomme mentales…

J’en parle dans mon livre « Papautisme ». Nous n’avons pas le choix d’y adhérer. Aider dans la maison sans qu’on me le demande, disons que ça vaut beaucoup de fleurs. Disons que c’est nécessaire, autrement le déséquilibre serait tel que nous tomberions au combat et ce serait fatidique pour Laurent. C’est ça, vivre avec la « différence ».

Être mère d’un enfant « différent » (aux yeux des autres, mais il est normal à nos yeux, mais il est « différent » aux yeux des autres, mais il est normal à nos yeux, mais, etc.) apporte son lot de frustrations liées au combat quotidien à livrer au nom de son enfant, mais surtout à tous ces conseils, ces reproches, ces « si j’étais à sa place, je », ces « franchement, son enfant, elle devrait l’élever de telle ou telle manière » et les « je ne veux pas que mon enfant joue avec son enfant parce que je refuse qu’il/elle prenne les plis de cet/te enfant différent » etc.

Ma femme est anxieuse et l’anxiété, ça ne se revire pas comme une crêpe.

L’anxiété, ça ne se « guérit » en deux séances de méditation. Ça se contrôle. Ça reste là, toutefois.

-Je comprends très bien… Heureusement que Laurent va bien, ça doit moins inquiéter Sophie, hein ?

Une bataille de remportée contre le système, contre une situation, N’EST QU’UNE BATAILLE DANS LA GUERRE!!!! Alors l’anxiété sera toujours là. Oui, Sophie (et moi aussi) est soulagée pour l’instant. Mais on ne sait pas ce qui s’en vient ensuite. À l’école, il y a une bonne équipe qui s’occupe de lui POUR L’INSTANT. « The Future is unwritten » disait Joe Strummer. Justement… Elle est optimiste, mais elle a aussi peur. Elle a besoin d’écoute, beaucoup d’écoute. La psychopop, ça sera pour un autre jour.

Rassurez-vous, ce ne sera pas mon unique mot de fête des mères. J’en prépare un autre beaucoup plus beau, beaucoup moins « points sur les i ».

Bonne journée

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